Influence marketing : Prêts à passer à la vitesse supérieure ?
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Du Nigeria au Kenya en passant par l’Afrique du Sud, le marketing d’influence se développe rapidement en Afrique, mais seulement pour les marques qui comprennent les plateformes, les créateurs et les cultures locales.

Le marché africain du marketing d’influence poursuit sa croissance, mais son importance tient moins à ses taux de progression qu’à l’ampleur des opportunités qu’il représente. Les dépenses publicitaires en marketing d’influence sur le continent devraient progresser à un TCAC de 8,65 %, passant de 206,53 millions de dollars en 2025 à 287,84 millions de dollars en 2029. Ce rythme reste inférieur à celui de l’Asie-Pacifique et de l’Europe, mais il reflète un marché qui s’appuie sur des fondations structurelles solides : une population jeune, ultra-connectée, des infrastructures social media en forte expansion et des audiences parmi les plus engagées au monde.
Le marché des plateformes de marketing d’influence sur le continent s’élève à environ 130 millions de dollars en 2026 et devrait doubler pour atteindre 260 millions de dollars d’ici 2032. Derrière ces chiffres, on trouve un marché plus jeune, plus mobile-first et plus communautaire que partout ailleurs. Un marché qui sanctionne aussi les campagnes génériques plus durement que presque partout ailleurs.
Selon les données Kolsquare de février 2026, la creator economy en Afrique progresse, mais de manière inégale. La base active de créateurs au Nigeria, c’est-à-dire les créateurs de contenu ayant plus de 5 000 abonnés Instagram et au moins 30 % de leur audience dans le pays, est restée stable avec une croissance de 2,2 % depuis 2022, pour atteindre 61 479 créateurs en 2026. L’Afrique du Sud affiche une progression plus régulière, passant de 35 785 créateurs actifs mi-2023 à 37 673 début 2026. Il s’agit de bases d’influenceurs commercialement actives, dans des marchés où le marketing d’influence impacte réellement les décisions d’achat.
Cet article dresse un état des lieux du marketing d’influence en Afrique en 2026 : taille du marché, paysage social media et plateformes, facteurs culturels qui déterminent la réussite ou l’échec des campagnes, grandes tendances, régulation par pays et véritables opportunités pour les marques prêtes à s’engager avec sérieux.
Les dépenses publicitaires en marketing d’influence en Afrique devraient progresser à un TCAC relativement modéré de 8,65 % jusqu’en 2029, alors que les marques s’éloignent du celebrity marketing pour privilégier des partenariats ancrés dans les communautés. Au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya, ces créateurs de contenu influencent les décisions d’achat dans des catégories comme la beauté, la mode, les télécoms, la fintech et l’alimentaire. Le potentiel business du marketing d’influence en Afrique est bien établi. Le défi consiste à l’exécuter avec suffisamment de précision locale.
L’Afrique comptait 646 millions d’internautes en janvier 2024, contre 330 millions en 2019. La pénétration des réseaux sociaux rapportée à l’ensemble de la population reste plus faible qu’au Moyen-Orient. Le Kenya, le Nigeria et le Ghana se situent chacun sous les 25 % de la population totale, mais la pénétration urbaine est nettement plus élevée et la trajectoire est forte. Plus de 40 % des internautes urbains au Nigeria et au Kenya utilisent déjà le social commerce.
Les pays africains se distinguent par le temps considérable que les utilisateurs passent sur les réseaux sociaux. La moyenne mondiale du temps passé sur les réseaux sociaux, vidéo courte incluse, dépasse 14 heures par semaine. En comparaison, les chiffres africains sont remarquables. Le Kenya arrive en tête du classement mondial avec plus de 27 heures par semaine, soit près du double de la moyenne mondiale. Le Nigeria suit avec plus de 22 heures, puis l’Afrique du Sud avec plus de 21 heures. À titre de comparaison, le Royaume-Uni se situe sous la moyenne mondiale, avec plus de 12 heures, et les États-Unis à 15 heures.
Pour les marques qui activent des campagnes d’influence, c’est le point de départ du raisonnement business : dans ces marchés, les audiences ne sont pas des utilisatrices passives ou occasionnelles des réseaux sociaux. Elles y sont profondément ancrées, au quotidien.
TikTok est la plateforme dominante et celle qui connaît la croissance la plus rapide. Le Nigeria compte 47,8 millions d’utilisateurs TikTok âgés de 18 ans et plus, avec des publicités qui touchent 38,2 % de l’ensemble des adultes et une utilisation en hausse de 3,5 % sur un an au premier trimestre 2026. L’Afrique du Sud compte 29,1 millions d’utilisateurs TikTok âgés de 18 ans et plus, avec une utilisation en hausse de 2,8 % sur un an. Le Kenya compte 18,4 millions d’utilisateurs TikTok, soit pratiquement l’équivalent de l’ensemble de sa base d’utilisateurs social media documentée, également estimée à 18,4 millions.
Snapchat dispose d’une forte puissance en Afrique. Le Nigeria compte 19,6 millions d’utilisateurs Snapchat, ce qui en fait l’un des plus grands marchés africains de la plateforme. Au Kenya, la base Snapchat de 5 millions d’utilisateurs a enregistré une croissance spectaculaire de 39 % sur un an, soit le taux de croissance le plus rapide de toutes les plateformes dans tous les pays de notre base de données.
Instagram progresse, mais ne domine pas. En Afrique du Sud, la base d’utilisateurs Instagram s’élève à 8,6 millions, soit moins d’un tiers de la base TikTok du pays, mais elle affiche une croissance impressionnante de 19,4 % sur un an.
Facebook conserve une forte présence au Nigeria et en Afrique du Sud. La plateforme est utilisée par 38 millions de personnes au Nigeria et 27,9 millions en Afrique du Sud.
La domination de TikTok et Snapchat sur ces marchés est parfois attribuée à la jeunesse de la population africaine. Ce facteur joue un rôle, mais il n’est pas le principal moteur. L’algorithme de TikTok met efficacement en avant le contenu local, même lorsque les créateurs ont une audience plus réduite, ce qui accélère l’adoption dans des marchés qui n’avaient pas encore atteint une masse critique sur d’autres plateformes. Le Nigeria et le Kenya disposent tous deux d’écosystèmes locaux de créateurs TikTok solides, qui renforcent l’usage de la plateforme. La croissance de Snapchat au Kenya s’explique en partie par la stratégie commerciale active de Snap dans la région, notamment via des partenariats avec des créateurs locaux et des intégrations avec les opérateurs télécoms. Enfin, l’environnement mobile-first et à bande passante plus limitée en Afrique subsaharienne donne un avantage structurel aux plateformes optimisées pour la consommation mobile de formats courts, par rapport aux alternatives plus orientées desktop ou plus gourmandes en données.
Dans les 54 marchés africains, la relation entre créateurs de contenus et abonnés porte un poids culturel différent de celui observé sur les marchés occidentaux. Au Nigeria, les micro-influenceurs construisent des communautés autour d’une langue, d’une expérience et d’une identité partagées. Les abonnés accordent à leurs recommandations la même valeur qu’au conseil d’un pair. Au Kenya, les créateurs perçus comme “l’un ou l’une des nôtres” génèrent un niveau de confiance que les endorsements de célébrités ne peuvent tout simplement pas reproduire.
Près de 70 % des utilisateurs nigérians des réseaux sociaux citent la découverte de marques comme l’une des principales raisons d’utiliser les réseaux sociaux, soit le taux le plus élevé au monde, et 61 % des consommateurs nigérians font davantage confiance aux recommandations des influenceurs qu’à la publicité traditionnelle. Ces chiffres reflètent un marché où les créateurs de contenu sont des intermédiaires de confiance, et non de simples porte-parole rémunérés. Au Nigeria, les abonnés traitent les recommandations des créateurs comme celles d’un pair, parce que dans bien des cas, le créateur est réellement perçu comme tel. Au Kenya et en Afrique du Sud, les influenceurs de niche jouent le rôle d’ambassadeurs culturels, capables de renforcer les valeurs de leur communauté tout en mettant en avant les bénéfices d’un produit.
La campagne de Saint-Valentin de Safaricom au Kenya illustre concrètement cette approche. Plutôt que d’imposer des contenus formatés, la marque a mobilisé des dizaines de nano- et micro-influenceurs pour créer des vidéos personnelles autour de l’amour et des cadeaux. Résultat : plus de 4 millions d’impressions générées par des contenus créés par la communauté.
En Afrique, les micro- et nano-influenceurs, c’est-à-dire les profils de 1 000 à 50 000 abonnés, constituent l’épine dorsale du marché. Dans les catégories beauté et mode au Nigeria en particulier, les marques ont augmenté leurs dépenses en partenariats d’influence de plus de 30 % en 2024, principalement grâce à la performance des créateurs plus petits et ancrés dans leurs communautés. L’Afrique du Sud et le Kenya présentent des dynamiques similaires : les créateurs de niche qui agissent comme des ambassadeurs culturels au sein de leurs communautés surpassent les profils à très forte portée dans les catégories où la confiance personnelle influence la décision d’achat.
Le marché du social commerce en Afrique devrait progresser à un TCAC de 16,2 % entre 2025 et 2030, pour atteindre 9,43 milliards de dollars. Le marché sud-africain du social commerce devrait à lui seul atteindre 1,54 milliard de dollars en 2025, avec une croissance de 35,2 % sur un an.
Mais le paysage des plateformes est plus nuancé qu’une lecture centrée uniquement sur TikTok pourrait le laisser penser. Sur les marchés africains, Facebook, utilisé par 42 % des utilisateurs des réseaux sociaux pour le commerce, et WhatsApp, utilisé par 41 %, sont les principaux canaux de social commerce, devant Instagram à 7 % et TikTok à seulement 5 %. La pénétration du social commerce est la plus élevée au Nigeria, à 69 %, suivie du Kenya à 65 %, puis de l’Afrique du Sud. Au Kenya et en Afrique du Sud, où la pénétration de WhatsApp atteint respectivement 97 % et 96 %, WhatsApp Business est le canal par lequel se réalise une grande partie de la vente sociale : les vendeurs s’appuient sur la langue locale, le contexte culturel et les relations personnelles d’une manière que les grandes vitrines de plateformes ne peuvent pas reproduire.
Le live shopping sur TikTok vient s’ajouter à cette réalité comme une couche réelle et en pleine croissance. Au Kenya, des marques beauté et électroniques exploitent la fonctionnalité de live shopping de TikTok, qui permet aux influenceurs de présenter des produits et de répondre aux questions des clients en temps réel. Cette tendance devrait s’accélérer à mesure que les plateformes développeront des outils plus intégrés pour les marchés africains. En Afrique du Sud, 33,6 % des utilisateurs des réseaux sociaux suivent des influenceurs, contre une moyenne mondiale de 22 %, et le shopping porté par les influenceurs devrait devenir de plus en plus central dans les stratégies de marque au cours des deux à quatre prochaines années.
L’infrastructure de paiement mobile est ce qui rend tout cela possible. M-Pesa au Kenya, ainsi que Flutterwave et Opay au Nigeria, ont transformé la façon dont les consommateurs paient sur les plateformes sociales, en refermant la boucle entre contenu d’influence et achat réel.
La trajectoire observée en Afrique rappelle ce qui s’est produit en Europe et aux États-Unis au cours de la décennie précédente : le marketing d’influence se formalise, et les cadres qui émergent disposent de véritables moyens d’application.
Nigeria. Il s’agit du développement réglementaire le plus important du continent dans ce domaine. L’Advertising Regulatory Council of Nigeria (ARCON) exige que tous les influenceurs, marques et agences soumettent les contenus sponsorisés à une pré-approbation avant publication, y compris les contenus produits en dehors du Nigeria mais ciblant des audiences nigérianes. Une décision de la Haute Cour fédérale rendue en avril 2025 a confirmé l’autorité de l’ARCON sur toute la publicité social media. L’organisme a ensuite lancé une task force de conformité et déclaré que “l’ère de la publicité sans loi est terminée”. Pour les marques qui gèrent des programmes d’influence always-on, le délai minimum de 7 jours doit être intégré aux workflows de campagne dès le départ.
Afrique du Sud. L’Advertising Regulatory Board (ARB) encadre le marketing d’influence via son Code of Advertising Practice. Les partenariats rémunérés doivent être clairement signalés à l’aide de mentions comme #Ad ou #Sponsored. Le cadre est autorégulé plutôt que statutaire, mais l’ARB collabore avec les plateformes digitales pour retirer les contenus non conformes. Le pays fait face à des appels de la part d’acteurs du secteur pour instaurer des règles plus strictes dans les catégories sensibles comme les jeux d’argent et les produits financiers, ce qui indique la direction probable de la future régulation.
Kenya. Le marketing d’influence relève du code autorégulé de l’Advertising Standards Bureau of Kenya (ASBK), qui exige des contenus véridiques, non trompeurs, et s’applique aux campagnes digitales comme aux campagnes d’influence. En 2025, la National Authority for the Campaign Against Alcohol and Drug Abuse du Kenya a proposé d’interdire aux influenceurs de promouvoir des produits alcoolisés sur les réseaux sociaux, signalant l’arrivée de restrictions sectorielles spécifiques.
Fragmentation. L’Afrique n’est pas un marché unique. Les infrastructures digitales, les comportements consommateurs, les normes culturelles et les préférences de plateformes varient fortement d’un pays à l’autre. Construire des campagnes capables de vraiment localiser, et pas seulement de traduire, à grande échelle nécessite soit une expertise locale approfondie, soit des données de plateforme qui permettent de supprimer les approximations dans la sélection des créateurs et des audiences.
Lacunes de mesure. De nombreuses marques au Nigeria et en Afrique du Sud suivent encore leurs campagnes via les likes et les partages. Les résultats business significatifs, comme l’attribution des ventes, l’EMV et la qualité d’audience, nécessitent des outils plus sophistiqués que ceux auxquels la plupart ont actuellement accès.
Pression sur l’authenticité. Au Nigeria, les audiences deviennent plus sceptiques face aux contenus fortement sponsorisés. C’est la même dynamique que celle observée en Europe il y a plusieurs années. La réponse a été une meilleure sélection des créateurs de contenu, des partenariats plus long terme et des briefs plus authentiques. La même logique s’applique ici.
Conformité réglementaire. L’exigence de pré-approbation de l’ARCON au Nigeria crée de véritables frictions opérationnelles. Pour les marques qui gèrent des campagnes rapides ou des programmes d’influence always-on, le délai minimum de 7 jours aux tarifs de validation standards doit être intégré aux calendriers de production dès le départ.
Les audiences social media les plus engagées au monde. Le Kenya arrive en tête du classement mondial du temps passé chaque semaine sur les réseaux sociaux et les vidéos courtes, avec le Nigeria et l’Afrique du Sud juste derrière. Il ne s’agit pas d’utilisateurs occasionnels : ce sont des participants quotidiens, profondément intégrés aux environnements social media.
Une population jeune et digital native. Au Nigeria, 70 % de la population a moins de 30 ans. Ce sont des audiences dont la réaction par défaut à la publicité traditionnelle est souvent la méfiance. La recommandation par des créateurs de confiance est le format qui parvient à émerger.
Une infrastructure de commerce mobile en pleine maturité. La convergence entre paiements mobiles et social commerce crée des parcours direct-to-consumer qui n’existaient pas il y a cinq ans. Dans ces marchés, le marketing d’influence n’est plus seulement un levier de notoriété. Entre de bonnes mains, avec les bonnes données, il devient un canal de vente mesurable.
Les nano- et micro-influenceurs offrent un excellent ratio portée-coût. Contrairement aux endorsements de célébrités, les nano- et micro-influenceurs sur les marchés africains apportent une crédibilité ancrée dans la communauté à des coûts accessibles, ce qui est particulièrement précieux pour les marques qui construisent leur présence locale pour la première fois ou disposent de budgets contraints.
L’Afrique représente l’une des opportunités les plus convaincantes du marketing d’influence mondial, mais aussi l’une des moins tolérantes envers les marques qui l’abordent avec paresse. Le continent compte 54 marchés distincts, et les marques qui obtiennent des résultats sont celles qui l’ont accepté, qui ont investi dans la connaissance locale des créateurs et qui construisent leurs campagnes à partir de l’audience.
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