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Le marketing d'influence a mûri. En 2026, son impact doit être démontré tout au long du funnel
Le marketing d’influence a changé de dimension. Longtemps perçu comme un levier expérimental ou complémentaire, il s’impose aujourd’hui comme un pilier du mix marketing, avec une exigence croissante en matière de performance.
À mesure que les budgets augmentent et que les stratégies se structurent, les marques doivent répondre à des questions plus complexes. Quel est l’impact réel de l’influence sur le business ? Comment aller au-delà des likes et des vues ? Et comment relier ces activations à des résultats concrets sur l’ensemble du funnel ?
Dans cet entretien, Quentin Gressien, CEO de The Metrics Factory, partage sa vision de l’évolution du marketing d’influence en France. Mesure, rôle des créateurs, montée de l’UGC, intégration dans les stratégies globales… Il décrypte les enjeux clés et les opportunités à venir.

Qu’est-ce qui explique la hausse des budgets alloués au marketing d'influence selon vous ?
Il y a plusieurs choses. Déjà, il y avait encore beaucoup de marques qui en faisaient peu ou qui n’investissaient pas massivement et qui s’y mettent maintenant. Donc forcément, si on regarde globalement, il y a plein d’annonceurs qui n’y étaient pas et qui investissent de plus en plus, ce qui fait augmenter les budgets.
Il y a aussi le fait que l’influence coûte de plus en plus cher. C’est un marché qui arrive à maturité, donc ça prend une place de plus en plus importante dans les budgets.
Est-ce que cette hausse s’explique aussi par le fait qu’on ne paie plus seulement les créateurs pour produire du contenu, mais aussi pour amplifier avec du paid media ?
Oui, effectivement. Et puis il y a aussi certains créateurs qui deviennent de plus en plus chers, avec des productions de plus en plus lourdes. On le voit, entre les événements, les vidéos qui peuvent coûter plusieurs centaines de milliers d’euros de production… forcément, ça se répercute sur les sponsors et donc sur les marques.
En parallèle, on parle beaucoup des micro-créateurs, souvent perçus comme plus accessibles et parfois plus performants. Comment voyez vous cette tendance ?
Les deux coexistent. Et ça rejoint la logique du funnel. Les très gros créateurs, activés sur des enjeux de notoriété, coûtent de plus en plus cher, donc les budgets augmentent sur ces profils.
Et à l’inverse, en bas de funnel, les micro-créateurs ou ceux qui font de l’affiliation, avec un paiement à la conversion, sont aussi de plus en plus utilisés. Les marques se rendent compte que cela fonctionne, donc elles investissent davantage pour générer du chiffre d’affaires. Donc dans les deux cas, cela tire les investissements vers le haut.
Le marketing d’influence est aujourd’hui considéré comme un levier mature. Est-ce qu’il est soumis aux mêmes exigences de preuve de performance que les autres canaux ?
Tout dépend du niveau de maturité des annonceurs. Mais globalement, oui. Justement parce que cela coûte de plus en plus cher, il y a une pression plus forte sur la mesure.
Il faut justifier les investissements : pourquoi on investit autant en influence, ce que ça apporte, est-ce que ça génère des ventes, est-ce qu’on peut mesurer un ROI? Est-ce que ça permet de construire la marque, et comment on mesure l’impact sur la préférence de marque , l’intention d’achat ou la notoriété?
Après, il y en a encore qui considèrent que c’est un canal difficile à mesurer. Il y a encore beaucoup d’intuition, de FOMO aussi. Certains annonceurs disent qu’ils doivent travailler avec tel YouTubeur parce qu’il est énorme, qu’il fait des millions de vues, sans vraiment savoir ce que ça apporte au business.
Comment vous voyez évoluer les modèles de mesure ?
Je pense que cela va suivre la même évolution que le social media. On est sorti de la phase où le nombre de likes ou de vues suffisait. Ça permet de mesurer un impact digital, mais aujourd’hui on a besoin de mesurer un impact business.
Donc on va vers des études, comme sur d’autres leviers : des brand lifts, des enquêtes en ligne pour comparer les personnes exposées à une campagne d’influence avec celles qui ne le sont pas, voir si elles se souviennent de la marque, si leur perception est meilleure, etc.
Il y a aussi tout ce qui est modélisation pour mesurer l’impact sur les ventes (MMM), même quand ce n’est pas direct. C’est vers ça qu’on va.
Après, pour les campagnes de conversion pure, notamment en e-commerce, c’est plus simple avec des liens trackés.
Certains parlent de nouveaux KPI, d’autres disent qu’il faut surtout mieux lire les indicateurs existants. Quel est votre avis ?
Sur la notoriété, c’est assez simple : vues, reach, impressions. Sur la conversion aussi, avec les clics, les ventes.
Là où c’est plus compliqué, c’est le mid funnel. Et c’est justement là que beaucoup de campagnes d’influence se situent. Est-ce que ça a amélioré l’image de la marque, sa perception, ses attributs ? Est-ce qu’elle est perçue comme plus moderne, plus innovante ? Est-ce que la préférence de marque a évolué ?
Là, on a du mal à avoir des réponses avec les métriques digitales. Il faut des enquêtes, des post-tests, des brand lifts.
On voit de plus en plus de stratégies intégrées, où l’influence est combinée avec du paid media, des RP, etc…
C’est une tendance forte. Et même au-delà, ce qui est intéressant, c’est que l’influence devient parfois le point de départ.
On part de la collaboration avec un créateur, et ensuite on construit autour : du paid pour amplifier, des RP, des événements… C’est de plus en plus orchestré dans des plans globaux, avec l’influence au centre.
L’authenticité et la confiance sont souvent présentées comme les piliers de l’influence. Est-ce qu’on peut les mesurer ?
Ce n’est pas simple. On peut le faire de manière directe, avec des enquêtes, des post-tests, en posant des questions aux audiences exposées. Il faut trouver les bonnes formulations parce que la confiance reste un item complexe à mesurer.
Et puis il y a une approche plus indirecte. On peut regarder les réactions spontanées, les commentaires, les reprises, les retombées presse.
Et dans l’absolu, ça se voit aussi dans la performance globale. En fait, s’il n’y a pas de confiance avec l’influenceur, les indicateurs vont être mauvais. Donc, dans l’absolu, s’il y a une surperformance de ces indicateurs-là, c’est qu’il y a une confiance forte dans l’influenceur.
Il y a aussi le débat sur la performance des contenus sponsorisés. Est-ce qu’ils performent moins bien ?
C’est un débat éternel. On a souvent soupçonné les plateformes de pénaliser ces contenus, mais on n’a pas de preuve claire.
Ce qu’on observe, c’est que les contenus sponsorisés performent parfois un peu moins bien que la moyenne des contenus d’un créateur. Mais la vraie question, c’est la qualité de la créa.
Si l’intégration est bien faite, avec un bon storytelling, dans les codes de la plateforme et de l’univers du créateur, ça fonctionne. Sinon, non. Ce n’est pas le “sponsorisé” en soi, c’est le contenu.
Le UGC est de plus en plus présent, mais aussi parfois mal défini. Quelle est votre vision ?
Le UGC répond à un vrai besoin des marques : produire du contenu performant pour les réseaux sociaux.
Avec les algorithmes actuels, chaque contenu peut performer s’il capte l’attention. Donc la clé, c’est la qualité du contenu.
Et c’est de plus en plus difficile pour les marques seules. Le UGC est un entre-deux : on travaille avec des créateurs qui maîtrisent les codes, mais on garde la main sur l’utilisation du contenu.
C’est simple à activer, les budgets sont raisonnables, donc beaucoup de marques s’y mettent.
Quelles sont selon vous les grandes opportunités et les défis du marché en France ?
On a un vivier de créateurs très fort et très créatif. Des streamers, des événements, des projets ambitieux…
Il y a aussi les marques de créateurs, avec des produits co-construits dès le départ. C’est une vraie opportunité pour les marques.
Et puis le mélange entre influence et divertissement traditionnel, avec des créateurs sur Netflix ou Canal+, et des formats TV qui arrivent sur YouTube.
A propos de Kolsquare
Kolsquare est la première plateforme européenne de marketing d'influence, offrant une solution basée sur les données qui permet aux marques d'étendre leurs stratégies de KOL (Key Opinion Leader) marketing grâce à des partenariats authentiques avec des créateurs de premier plan.
La technologie avancée de Kolsquare aide les professionnels du marketing à identifier de manière transparente les meilleurs créateurs de contenu en filtrant leur contenu et leur audience, tout en leur permettant de construire, de gérer et d'optimiser les campagnes d’influence du début à la fin. Cela inclut la mesure des résultats et l'évaluation des performances par rapport à la concurrence.
Avec une communauté mondiale florissante d'experts en marketing d'influence, Kolsquare sert des centaines de clients - dont Coca-Cola, Netflix, Sony Music, Publicis, Sézane, Sephora, Lush et Hermès - en s'appuyant sur les dernières technologies de Big Data, d'IA et de Machine Learning. Notre plateforme s'appuie sur un vaste réseau de KOLs avec plus de 5 000 followers à travers 180 pays sur Instagram, TikTok, X (Twitter), Facebook, YouTube et Snapchat.
En tant que société certifiée B, Kolsquare montre la voie en promouvant l'influence responsable et en défendant la transparence, les pratiques éthiques et les collaborations qui inspirent un changement positif.
Depuis octobre 2024, Kolsquare fait partie du groupe Team.Blue, l'une des plus grandes entreprises privées de technologie en Europe, et un acteur digital de premier plan pour les entreprises et les entrepreneurs à travers l'Europe. Team.Blue rassemble plus de 60 marques à succès dans les domaines de l'hébergement web, du e-commerce, de la conformité en ligne, de la génération de leads, des solutions d'application et des médias sociaux.
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