Non, les micro-influenceurs ne valent pas mieux que les macros !

Quelques mauvaises retombées et polémiques sur des campagnes ont questionné la place des influenceurs les plus célèbres.
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Quelques mauvaises retombées sur des campagnes et une polémique sur des fake influenceurs ont agité l’année 2017 et ainsi questionné la place des influenceurs les plus célèbres, ou autrement dit, les macro-influenceurs.

On pense par exemple à DJ Khaled, dont l’apologie de la consommation d’alcool, notamment au petit-déjeuner, a fini de scandaliser plusieurs associations.

Dans l’hexagone, Nabilla a également fait parler d’elle en vantant les mérites du Bitcoin, sujet où elle est perçue comme peu crédible pour prendre position.

Le scandale des faux abonnés a, quant à lui, éclaboussé quelques célébrités comme DJ Snake ou Michael Dell, PDG de la société éponyme.

Des scandales qui ont à juste titre amené les annonceurs et agences à interroger leurs partenariats avec ces stars des réseaux sociaux pour miser de préférence sur les micros influenceurs et contrer ainsi les risques liés à une trop forte notoriété.

Attention cependant à ne pas se laisser embarquer dans le tout micro… si la tentation est grande, la vigilance reste de mise.

Les macro-influenceurs sont moins authentiques que les micro-influenceurs

FAUX !

Certes les macro-influenceurs, de par leur exposition médiatique, sont davantage plébiscités par les marques. On pourrait donc penser qu’ils acceptent certaines propositions sans grand intérêt pour la marque et ses valeurs. Que nenni !

Un macro-influenceur n’est pas arrivé à une telle notoriété en un claquement de doigts. Il a travaillé pour obtenir cette large communauté d’engagés.

L’appât du gain est donc loin de suffire pour le pousser à risquer ce qu’il a de plus cher, ce qu’il a mis longtemps à bâtir et qu’il peut perdre en un clic : sa crédibilité.

Tout l’impact de l’Influencer marketing se base sur la qualité des relations avec les communautés. De cela dépend le rendu premium d’une campagne.

Véritables professionnels de communication, les macro-influenceurs ont bien conscience que leur carrière repose sur leur capacité à paraître authentiques et sincères.

Sans oublier qu’ils ont — contrairement aux micro-influenceurs — le luxe du choix. Avec la forte demande de la part des marques, ils peuvent plus facilement se permettre de refuser ce qui ne semble pas leur convenir. Le choix du prince !

Ils ne sont pas proches de leur communauté

FAUX !

L’impression d’être noyé parmi des centaines de milliers, voire des millions de personnes ?

Encore une fois, on serait tenté de dire que les micro-influenceurs gagnent la partie. Moins nombreux, la relation de proximité avec leurs followers serait plus facile, tandis que les messages des macro-influenceurs auraient davantage un effet waou.

Le best friend effect contre l’effet de memorising.

Une vision bien trop binaire du pouvoir de l’influence marketing !

Car depuis l’émergence des stories et snaps, les macros se mettent à partager leur quotidien et à interagir directement avec leurs abonnés.

Et oui, les fans des macros se sentent également proches de leur influenceur, grâce à leurs stories quotidiennes. Rihanna en est un bel exemple. Avec 61 millions de followers rien que sur Instagram, cette méga-influenceuse a été élue la célébrité la plus marketable en 2016.

Bien qu’elle ne réponde pas à tous les messages qu’elle reçoit, Rihanna n’hésite pas à apostropher directement ses fans et alterne entre photos très travaillées et publications plus humoristiques et spontanées.

Plus récemment, Beyoncé a clairement pris le lead sur Instagram. La star américaine touche environ un million de dollars par post !

Tout influenceur a intérêt à nouer une relation privilégiée avec chaque communauté.

Les macro-influenceurs ont une large communauté donc ils sont moins affinitaires

FAUX !

On ne se réveille pas un beau jour avec 100 000 abonnés sur son compte. Ils ont tous commencé de la même façon, en attirant des abonnés autour d’un univers et d’intérêts communs.

Un macro-influenceur est un micro-influenceur qui a réussi.

On ne se réveille pas un beau jour avec 100 000 abonnés sur son compte. Ils ont tous commencé de la même façon, en attirant des abonnés autour d’un univers et d’intérêts communs.

La polémique de l’achat de fake followers a également contribué à écorner leur image. Pourtant ce phénomène touche tout autant les micro-influenceurs, voire plus.

Le calcul est simple, mieux vaut faire appel à un macro-influenceur… Après tout, mieux vaut avoir quelques fakes sur un grand volume d’abonnés que sur une communauté bien plus réduite.

Cette arnaque reste tout de même un faux problème, du moment que l’on fait appel à des spécialistes de l’Influence Marketing.

Avec une approche data driven, nous sommes capables de détecter les comptes de faux influenceurs qui achètent leurs followers. Le risque de s’engager avec l’un d’entre eux est alors inexistant.

Ainsi, il est dangereux de croire que le micro gagnerait sur le macro. Les macros sont de véritables professionnels de la communication et, dans ce sens, ils soignent leurs communautés et surtout, leurs partenariats.

Travailler avec un macro reste l’assurance d’avoir un rendu premium et diffusé de façon optimale. On ne peut pas en dire autant des campagnes avec des micro-influenceurs, qui sont souvent des amateurs qu’il faut davantage cadrer et contrôler.

Là où le micro a une influence très ciblée et réduite, le macro reste celui qui fait rêver. Et lorsqu’on a le rêve et l’authenticité, la partie de l’influence est gagnée.