À propos de la marque
Née en 2007, Les Bougies de Charroux est une maison française qui confectionne à la main des bougies parfumées aux parfums de Grasse. Un savoir-faire artisanal resté intact, jusque dans le détail qui fait sa signature : la bougie logée dans un iconique pot de confiture.
« Notre produit phare, c'est vraiment la bougie parfumée dans cet iconique pot de confiture. C'est notre ADN de marque », Anaïs Lafoucrière, assistante chargée de communication digitale.
Au fil des années, la marque a élargi son univers à la parfumerie d'intérieur, avec des brumes de linge et des diffuseurs. Elle compte aujourd'hui une quarantaine de boutiques en France et en Belgique, en ouvre de nouvelles à un rythme régulier et vise 80 points de vente d'ici 2028. Sa cliente type ? Une audience lifestyle de 25 à 55 ans, qui aime prendre soin de son intérieur.
Le défi : reprendre le contrôle de l'influence
Pendant des années, l'influence des Bougies de Charroux était gérée par une agence externe parisienne, avec une logique essentiellement basée sur le gifting. Un modèle qui a fait ses preuves, mais qui montrait ses limites à mesure que le marché se durcissait.
« Nous sommes en train d'amorcer une stratégie d'influence plus aboutie, cette année est pour nous une année de test afin d'établir une stratégie opérationnelle en 2027 » explique Anaïs Lafoucrière. Le milieu de l'influence devient de plus en plus exigeant pour les collaborations non rémunérées, et la marque voulait gagner en réactivité, en précision de casting et en maîtrise des coûts.
La décision est prise en janvier 2026 : internaliser entièrement l'influence. Pour préparer ce virage, la marque s'équipe de Kolsquare, sa plateforme pilote pour construire une stratégie maison, de la recherche des profils jusqu'au reporting.
La stratégie : des campagnes calées sur les temps forts produit
L'année chez Les Bougies de Charroux est rythmée par quatre grands lancements de nouveaux parfums. À chacun, Anaïs Lafoucrière déploie une vraie campagne d'influence. Les produits plus secondaires, eux, sont adossés à un lancement phare pour ne pas sur-solliciter les créateurs.
Le cœur de la mécanique reste le gifting, principalement auprès de nano et micro-influenceurs. Depuis le début de l'année, une cinquantaine de profils ont été activés. La logique de casting est chirurgicale : cohérence avec l'univers de la marque, affinité réelle avec la bougie et la déco, style et crédibilité du créateur.
Le choix des plateformes suit la même exigence. Instagram concentre l'essentiel de l'activité, terrain naturel du lifestyle et de la déco, quand TikTok se révèle plus capricieux pour le contenu sponsorisé. « Si le contenu reste authentique et spontané, cela peut fonctionner », note Anaïs Lafoucrière. Pour la fin d'année, la marque compte diversifier vers YouTube et amorcer ses premières collaborations rémunérées, concentrées sur la période clé de Noël.
Le rôle de Kolsquare : du casting précis à la vue 360
Pour construire ses campagnes, Anaïs Lafoucrière s'appuie d'abord sur les filtres de la plateforme pour dégrossir le terrain : taille de communauté, engagement, âge et genre de l'audience, centres d'intérêt. Vient ensuite le travail fin, profil par profil, où Kolsquare donne accès aux statistiques, aux marques déjà activées et à l'historique de contenus.
La recherche par mots-clés fait une vraie différence dans la sélection.
« Je recherche le mot « bougie » dans les contenus des créateurs afin d'identifier s'ils abordent déjà ce sujet et pour m'assurer qu'il existe une réelle cohérence à collaborer avec eux. »
L'accès à l'ensemble des contenus déjà produits par un créateur autour de la marque change aussi la donne au quotidien.
« Ce qui est très pratique sur Kolsquare, c'est de pouvoir accéder à tous les contenus qu'a faits un influenceur et de voir également si cette personne a déjà parlé de nous auparavant. Sans la plateforme, je ne pourrais pas visualiser tout ce que cette personne a fait nous concernant. »
La plateforme sert enfin les opérations locales : grâce au filtre de localisation, la marque identifie des créateurs proches d'une boutique à mettre en avant. Au-delà de l'outil, c'est une nouvelle manière de travailler qui s'installe.
« Avec Kolsquare, on a vraiment une vision 360 sur notre stratégie d'influence. On est beaucoup plus réactif, et surtout on choisit des profils vraiment en adéquation avec ce qu'on souhaite. »
Les résultats : une première campagne maison qui donne le ton
Février 2026, Fleur de Pampa. C'est la toute première campagne pilotée entièrement en interne, et elle sert de test grandeur nature. Sur 28 créateurs contactés, 16 reçoivent le produit et 13 publient, pour un total de 25 contenus mis en ligne. Deux publications par créateur en moyenne : le signe de collaborations engagées, pas de simples accusés de réception.
Pour juger une campagne, Anaïs Lafoucrière regarde d'abord le taux de conversion, à la fois entre profils contactés et publications, et entre profils contactés et réponses positives. Un indicateur qui varie fortement d'une gamme à l'autre : la nouvelle ligne de brumes de linge, par exemple, a généré un taux de retour particulièrement élevé. Viennent ensuite l'EMV, la portée, l'engagement et les vues, le budget étant calé sur la valeur des produits offerts.
Au-delà des chiffres, l'internalisation a rebattu les cartes. La marque a gagné en réactivité, aligné plus finement les profils sur son image et repris la main sur ses coûts. « Il y a une maîtrise des coûts : l'internalisation reste moins coûteuse pour l'entreprise », confirme Anaïs Lafoucrière. Une base solide, à quelques mois de faire monter d'un cran la stratégie d'influence pour les fêtes de fin d'année.