Un brief créatif qui inspire vraiment les créateurs
Le bon cadre pour libérer la créativité, sans perdre le message ni les objectifs.
En 2026, le marketing d’influence au Royaume-Uni se situe à la croisée de la performance, de la créativité et du commerce, obligeant les marques à repenser la manière dont elles mesurent l’impact des leviers à chaque étape du funnel.
Jamie Love, fondateur de l’agence d’influence Monumental, partage une vision sans filtre de l’état réel du marché : les confusions, les opportunités et les réalités des plateformes comme TikTok et Instagram. Des stratégies UGC au social commerce en passant par les limites de l’attribution, cette conversation offre un regard concret, porté par un praticien, sur ce qui fonctionne réellement aujourd’hui.
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Il a énormément évolué. Au départ, c’était très orienté branding, mais aujourd’hui, on peut attribuer une part du chiffre d’affaires aux influenceurs. On regarde l’engagement, on regarde l’alignement du point de vue de la marque.
On est passé de quelque chose de créatif, un peu flou, un “nice to have”, à un véritable levier de revenu. C’est devenu un canal de performance marketing.
Je pense que c’est très hétérogène. Beaucoup de marques ont du mal parce qu’elles essaient de faire rentrer l’influence dans une seule case.
On l’entend tout le temps : “On a testé les influenceurs, ça n’a pas marché.” C’est une affirmation assez radicale. Et quand on creuse, on se rend compte qu’elles ont utilisé des macro-influenceurs sur TikTok en attendant de la conversion directe sur leur site. Ça ne pouvait pas fonctionner.
Le marketing d’influence peut faire tellement de choses que ça embrouille les personnes extérieures au secteur. Elles attendent qu’un seul créateur fasse tout. Certaines marques, notamment les plus petites ou les plus agressives, comprennent son rôle dans la performance. Mais la majorité essaie encore de l’utiliser pour un seul cas d’usage, et c’est là que ça bloque.
La mesure devient plus homogène. Il y a une meilleure compréhension de la différence entre les vanity metrics et les indicateurs vraiment pertinents.
Aujourd’hui, la plupart des acteurs comprennent qu’il faut analyser chaque étape du funnel différemment. C’est un vrai progrès.
Beaucoup de marques comparent la performance de l’influence avec leurs canaux paid ou owned. Un sujet revient souvent : comparer les dépenses liées aux talents avec les dépenses média.
Les dépenses talents génèrent souvent plus d’engagement, mais pas forcément autant de conversions. Cette comparaison est très utile. Elle aide à justifier l’allocation budgétaire, que ce soit pour déplacer des budgets ou prouver que le contenu influence soutient les performances des campagnes paid.
On voit beaucoup de stratégies où le contenu est d’abord testé en organique, puis réutilisé en paid. Mais de plus en plus, les marques récupèrent le contenu hors plateforme pour l’intégrer directement dans leurs campagnes publicitaires.
C’est encore plus intéressant, parce qu’on ne dépend plus uniquement de l’attribution des plateformes. On utilise le contenu comme un véritable asset de performance.
Pour les entreprises en forte croissance, c’est très orienté ventes. Elles ont souvent déjà un bon niveau d’engagement et une communauté solide, mais ont du mal à convertir. C’est là que le social commerce, notamment TikTok Shop, devient extrêmement puissant.
Pour les grandes marques corporate, c’est différent. Elles sont souvent plus focalisées sur l’engagement, parce que c’est là qu’elles rencontrent des difficultés sur leurs propres canaux. Les collaborations avec des créateurs leur apportent un engagement qu’elles n’auraient pas autrement.
L’algorithme est très intelligent. Si tu n’es pas acheteur, tu verras peu de contenu shopping. TikTok priorise l’expérience utilisateur avant tout.
C’est là que la différence avec Meta est nette. Meta peut sembler intrusif car basé sur des données démographiques. TikTok fonctionne par centres d’intérêt. Si ça ne t’intéresse pas, tu ne le verras pas.
En termes de croissance, ça double chaque année, ce qui est impressionnant. Mais ce n’est pas un concept totalement nouveau. C’est en quelque sorte du QVC pour la Gen Z. Ce qui a changé, c’est le canal de découverte.
Et surtout, la valeur dépasse souvent la plateforme. Quelqu’un peut ne pas acheter via TikTok Shop, mais ira en magasin ou sur Amazon. L’algorithme trouve les bonnes personnes, même si l’achat se fait ailleurs.
Si les marques veulent vraiment des preuves, on teste.
On peut suivre les ventes en magasin ou couper TikTok Shop pour lancer une campagne plus classique, puis comparer les résultats. Il s’agit d’analyser les tendances dans le temps.
On a mené une petite campagne TikTok Ads avec une marque distribuée chez Superdrug pour tester notre capacité à générer du trafic en magasin. Les ventes ont augmenté de 25 % au niveau national ce mois-là. Et c’était déjà un produit à fort volume.
Ce type de test est souvent le plus convaincant.
Honnêtement, parfois ce n’est pas nécessaire.
Par exemple, il y a eu une campagne pour la marque de produits ménagers Method où des drag queens étaient associées à des produits selon leur couleur. Ça a explosé. Mais ces créateurs étaient-ils “authentiques” sur des produits ménagers ? Pas vraiment.
Ce qui comptait, c’était l’idée créative. Est-ce que c’était intéressant ? Est-ce que c’était divertissant ?
On peut avoir quelque chose de très authentique mais ennuyeux, et personne ne s’y intéressera. C’est ça le problème. Les marques confondent authenticité et efficacité.
Il existe différentes approches. Un contenu affilié en always-on peut être authentique mais ne créera pas un moment viral. Une grosse campagne créative peut ne pas être “authentique” au sens traditionnel, mais générer un fort impact.
Le problème, c’est que les marques attendent d’une seule approche qu’elle fasse tout.
C’est très intéressant. Apple teste désormais du contenu de type UGC sur TikTok pour ses produits plus accessibles, ce qui est énorme pour une marque comme la leur.
Ils ont compris, comme tout le monde, que la Gen Z et les millennials ne réagissent plus de la même manière aux campagnes de marque très léchées. Si tu veux engager et vendre, il faut du contenu qui paraît réel.
Pour moi, si tu veux que ton marketing convertisse, tu as besoin d’UGC. C’est non négociable. La question, c’est comment l’utiliser.
Globalement, l’UGC est surtout une stratégie TikTok.
Mais sur Meta, on utilise l’UGC pour les ads. Le contenu de marque classique ne performe plus aussi bien. On récupère donc l’UGC de TikTok pour l’utiliser sur Meta en conversion.
Pas vraiment, du moins pas comme on l’imagine.
Oui, c’est moins cher par contenu, mais le volume nécessaire est énorme. Les marques les plus performantes sur TikTok Shop publient des milliers de contenus affiliés par mois.
Et la plateforme fonctionne très différemment d’Instagram. Elle ne te montrera pas le même contenu plus de deux fois. Donc même si le contenu est evergreen pour une cible précise, il faut un flux continu de nouveaux contenus.
L’UGC peut être moins cher à produire, mais il faut s’engager dans une production constante. La plateforme repose sur un renouvellement permanent.
L’avantage est surtout opérationnel. Tu peux travailler avec un groupe de créateurs qui produisent en continu, plutôt que de tout gérer en interne.
Les marques vont probablement se concentrer sur les plateformes les plus stables. TikTok est très stable. YouTube aussi.
Instagram est plus variable. Certains comptes y performent encore bien, mais ils sont souvent très nichés. Par exemple, nous gérons un créateur dont chaque vidéo sur Instagram dépasse les 30 000 vues. Pourtant, son audience TikTok est deux fois plus grande, mais ses performances y sont moins constantes. La différence, c’est la cohérence de son contenu sur Instagram.
Si tu gardes cette cohérence, ça fonctionne. Mais dès que tu passes sur du contenu plus lifestyle ou découverte, les marques vont privilégier TikTok, qui est mieux adapté à ce type de contenu.
Aujourd’hui, la découvrabilité est très difficile, et TikTok reste le meilleur levier. Pour la notoriété, la couverture ou l’engagement, TikTok gagne souvent. Mais pour construire une communauté toujours active avec une audience spécifique, Instagram peut fonctionner avec une approche plus ciblée et progressive.
Je ne vois pas ça comme un risque spécifique à TikTok, mais plutôt comme une question globale sur l’évolution des algorithmes.
On peut avoir les bons créateurs, le bon produit, le bon prix, le bon timing. Mais si l’algorithme change du jour au lendemain, tout change.
Le défi, c’est de rester agile. Il ne faut pas être trop rigide dans ses plans, car ce qui fonctionne aujourd’hui peut être totalement différent dans quelques mois.
Le social commerce est la principale opportunité. C’est désormais prouvé. Les marques voient que ça fonctionne dans leur catégorie.
Il sera aussi intéressant de voir si davantage de créateurs se spécialisent dans ce domaine. Aujourd’hui, il y a presque trop de marques et pas assez de créateurs experts du social commerce.
Autre opportunité : construire de vraies stratégies full funnel avec les créateurs. Pour l’instant, tout reste assez siloté. Il sera intéressant de voir les marques briefer différemment les créateurs selon les objectifs : notoriété, considération ou conversion.
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