Jan 2022 / #InfluenceForGood / Blog

Des influenceurs toujours plus engagés en 2022

Ce n’est pas nouveau, les influenceurs sont de plus en plus engagés dans différentes causes. Kolsquare a d'ailleurs été le premier acteur du marché à évoquer le terme d'"influence responsable". Cette tendance 2021 poursuit donc son cours en 2022. Politique, environnement, cyber-harcèlement, les influenceurs n’hésitent plus aujourd’hui à prendre la parole et à faire porter leurs messages auprès de leurs communautés - et plus encore - pour défendre les causes qui leur tiennent à cœur !

Des influenceurs toujours plus engagés dans diverses causes

Si certains ont encore en tête – à tort – que les influenceurs ne sont bons qu’à partager des codes promos pour des montres issues du dropshipping ou des produits dentaires, c’est qu’ils sont restés coincés quelques années en arrière. Aujourd’hui de plus en plus d’acteurs des réseaux sociaux prennent la parole pour défendre de bonnes causes, qu’elles soient humanitaires, sociétales ou sociales.

Ils sont notamment nombreux à prendre la parole pour défendre la planète et alerter sur les risques environnementaux qui pèsent sur chacun d’entre nous. C’est le cas d’Hugo Clément, un journaliste et influenceur français, qui alerte régulièrement sa communauté sur les risques liés à la déforestation, aux techniques d’élevage intensifs, ou encore à la sur-consommation. Il n’hésite d’ailleurs pas à rappeler les politiques à l’ordre et à les mettre devant leurs promesses, c’est le cas notamment de ce post Instagram qui compte plus de 100 000 likes et rappelle au président Emmanuel Macron sa promesse concernant le bien-être animal.

Côté US, on peut notamment citer l’écrivain Ibram Kendi , auteur du best-seller « Comment être un Anti-raciste » et l’un des plus fervents supporter du mouvement « Black Lives Matter« , comptabilisant 975 K de followers sur Instagram et plus de 320 K sur Twitter.

Payam Zamani est quant à lui le fondateur et Président de One Planet, un fond d’investissement et un incubateur de sociétés issues de la tech, avec pour principaux moteurs les valeurs sociétales et le développement durable. En tant que réfugié iranien immigré aux Etats-Unis suite à la Révolution islamique, il s’engage pour la cause des réfugiés auprès de sa communauté Instagram qui ne compte pas moins de 430K followers.

Autre exemple de KOL engagée, la jeune suédoise Greta Thunberg qui milite dans la vie et partage toutes ses actions sur son compte Instagram suivi par 14 millions de followers !

Ils sont nombreux à s’engager pour cette noble cause. Et ce mouvement se retrouve également parmi les influenceurs n’ayant à première vue aucun rapport avec ces engagements environnementaux. On pense notamment à la KOL (Key Opinion Leader) beauté et lifestyle Enjoy Phoenix qui a expliqué, il y a quelques temps, dans une vidéo ne plus souhaiter recevoir de produits des marques après avoir été couverte de cadeaux pendant des années, afin de limiter le gaspillage.

La lutte anti-racisme est également portée par de nombreux influenceurs qui s’évertuent à lutter contre ce fléau. Aux Etats Unis, et dans le monde, le mouvement Black Lives Matters a vu son écho démultiplié grâce aux réseaux sociaux et aux influenceurs qui ont soutenu et partagé massivement la cause. La co-fondatrice du mouvement Alicia Garza compte aujourd’hui 280 000 abonnés sur son compte Instagram et n’hésite pas à utiliser cette voie pour étendre le mouvement à travers le monde et alerter autour de cette cause.

Body positive, anti-racisme, éducation, droits des femmes,… Les réseaux sociaux sont porteurs de bien des mouvements grâce à la puissance de portée des influenceurs qui  s’engagent à rendre le monde meilleur en utilisant leur puissance et leur voix pour porter plus loin leurs messages, leurs convictions et sensibiliser durablement les plus jeunes générations notamment. 

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Focus sur la campagne française présidentielle 2022

On se souvient tous de la vidéo Youtube de McFly et Carlito avec le Président de la République Emmanuel Macron ou encore de la table ronde organisée par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avec différents influenceurs, dont Marie (Enjoy Phoenix), pour échanger sur le thème de la précarité étudiante. Les politiques semblent aujourd’hui de plus en plus enclins à utiliser le levier de l’Influence Marketing pour aller parler aux plus jeunes.

À l’aube de la campagne présidentielle 2022, les politiques ne semblent plus hésiter à passer par l’Influence Marketing pour aller chercher de nouveaux électeurs sur les différents réseaux sociaux.

L’IFOP et le CEVIPOF ont mené différentes études en 2019 et 2021 et les chiffres parlent d’eux-mêmes : les réseaux sociaux sont la première source d’information des 18-34 ans. 45% d’entre eux s’informent dans ces médias contre seulement 7% pour la presse écrite.

On comprend donc aisément pourquoi les politiques jouent plus que jamais le jeu des réseaux sociaux. D’autant plus que les jeunes votent beaucoup moins souvent que leurs aînés : à titre d’exemple, pour les régionales de 2020, on comptait 87% d’abstentionnistes au premier tour chez les jeunes, contre 67% des Français en moyenne. À contrario, seuls 40% des plus de 70 ans ne sont pas allés voter (sondage Ipsos).

Passer par les réseaux sociaux pour remobiliser les jeunes semble être le pari fait par de nombreux politiques aujourd’hui. Outre les partenariats avec des influenceurs établis, certains politiques n’hésitent pas à se lancer eux-mêmes sur les réseaux sociaux. C’est le cas notamment de Jean Luc Mélanchon qui compte aujourd’hui 600 000 abonnés sur sa chaîne Youtube et plus de 1 million d’abonnés sur son compte TikTok où il n’hésite pas à prendre la parole pour partager ses idées. Il n’est pas le seul à s’être lancé sur ce réseau qui plaît beaucoup aux plus jeunes, le ministre des transports Jean-Baptiste Djebarri, très actif sur le réseau, rassemble aujourd’hui 665 000 abonnés.

Politiques ou influenceurs ? Cette tendance ne touche pas seulement l’Hexagone. Aux Etats-Unis également les politiques n’hésitent pas à se lancer à corps perdus sur les réseaux sociaux. On se souvient, bien sûr, des frasques de Donald Trump sur Twitter qui lui ont valu d’être banni du réseau. Autre exemple, la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez n’avait pas hésité à jouer une partie du célèbre jeu vidéo “Among Us” devant près de 430 000 personnes en direct sur Twitch à deux semaines de l’élection présidentielle.

Les influenceurs politiques sont également présents sur les réseaux sociaux : Hugo Décrypte propose des décryptages quotidiens sur ses différents réseaux sociaux. Certains sont plus orientés que d’autres, mais à gauche comme à droite, on retrouve des KOLs (Key Opinion Leaders) qui n’hésitent pas à prendre parti et défendre leurs idées politiques en ligne.

Les militants sont également de la partie et se retrouvent en grand nombre sur les réseaux sociaux, notamment TikTok. On pense notamment au candidat à la présidentielle Eric Zemmour qui possède de nombreux soutiens parmi les jeunes sur le réseau. Certains militants deviennent même influenceurs à leur tour, c’est le cas de Thonia, une militante pro- Zemmour qui comptabilise aujourd’hui plus de 38 000 abonnés sur son compte Tiktok où elle se met en scène pour défendre et partager les idées de son candidat favori.

Focus : KOLs et cyberharcèlement

Un autre sujet phare pour lesquels les influenceurs s’engagent concerne le harcèlement et plus particulièrement le cyber harcèlement qui est malheureusement très répandu sur les réseaux sociaux. Sous couvert d’anonymat, les haters n’hésitent pas à prendre pour cible et s’acharner en masse sur une personne qu’ils ont désignée comme “cible”. Le suicide récent de l’influenceuse MavaChou en est un triste exemple. La jeune femme racontait il y a encore peu sa descente aux enfers suite à la campagne de haine qu’elle recevait depuis 2019.

Malheureusement,  elle n’est pas un cas isolé. En France, 40 % des élèves disent avoir subi une agression en ligne. Et les choses ne vont malheureusement pas en s’améliorant, l’influenceuse londonienne Erim Kaur déclarait que selon elle “Le harcèlement a empiré, de 100 %, depuis le début des confinements”. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à tenir de tels propos, la youtubeuse américaine Margaret Hemenway reconnaît également avoir reçu beaucoup plus de haine depuis le début de la crise sanitaire.

Face à ce fléau les réseaux sociaux n’ont d’autres choix que de tenter de réduire ces attaques en ligne pour préserver un espace sain sur leurs applications. Adam Mosseri, responsable d’Instagram, déclare d’ailleurs que le cyberharcèlement est un sujet prioritaire pour le réseau social. La filiale française de l’application lance d’ailleurs une campagne de sensibilisation. Des sessions de prévention dans 300 collèges auront lieu au cours de l’année avec les associations Génération Numérique et e-Enfance. Ces dernières viseront à informer enfants et parents des dangers et les aideront à mieux savoir se protéger et protéger les autres face à ce fléau.

Douze influenceurs vont également être engagés dans cette campagne de sensibilisation afin de promouvoir les outils existants sur instagram pour se prémunir du cyber harcèlement et pour inciter leurs communautés à lutter contre le harcèlement en ligne.

Cette campagne tombe à pic après le bad buzz du hashtag “Anti2010” apparu sur TikTok il y a quelques mois sur lequel étaient publiées de nombreuses vidéos malveillantes à l’égard des jeunes entrant au collège cette année. Cette tendance avait poussé les collégiens à harceler en ligne et hors ligne leurs camarades de classe qui faisaient leur entrée en 6ème.

Autre événement, qui pointe du doigt Instagram cette fois : les révélations récentes du Wall Street Journal selon lesquelles un tiers des jeunes filles souffriraient de complexes physiques à cause du réseau social. Cet article fait écho à l’étude de rapports qui n’étaient jusque-là jamais sortis de l’enceinte du groupe Meta, et qui montrerait également que 13% des adolescents suicidaires britanniques estiment que leur envie de mourir viendrait principalement d’Instagram. Des chiffres qui font froid dans le dos et démontrent une fois encore l’importance de protéger les plus jeunes des effets parfois dévastateurs des réseaux sociaux aujourd’hui.